Jour 8
- 20 janv.
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Dernière mise à jour : 19 févr.

Résumé article médiation :
Le texte montre que la communication scientifique est une dimension constitutive de l’activité scientifique. Elle ne se limite pas à la diffusion des savoirs, mais structure leur production, leur circulation et leur reconnaissance, aussi bien dans le champ scientifique que dans l’espace public. Communiquer est donc un impératif pour les chercheurs, car la visibilité conditionne la légitimité, la carrière et l’accès aux ressources.
La communication scientifique participe directement au rapprochement entre science et société. Elle s’exerce à la fois à l’intérieur du champ scientifique (publications, échanges entre pairs) et vers l’extérieur, à travers des formes de mise en public des sciences. C’est dans ce cadre que s’inscrivent la vulgarisation et la médiation scientifique. La vulgarisation, historiquement pensée comme une communication descendante, vise à rendre les savoirs accessibles aux non-spécialistes. La médiation, présentée comme plus interactive, cherche à instaurer un dialogue entre chercheurs et publics. Toutefois, les auteurs montrent que ces deux formes relèvent d’une même logique communicationnelle et poursuivent des objectifs proches : rendre la science visible, compréhensible et socialement acceptable.
Cependant, cette communication est traversée par des tensions. De plus en plus instrumentalisée par les institutions, elle tend à privilégier des objectifs stratégiques (image, légitimation, gestion des controverses) au détriment de ses dimensions critiques et réflexives. La communication scientifique devient ainsi un lieu central où se jouent les rapports entre science, pouvoir et société, notamment dans les débats publics et face aux fake news.
La vulgarisation est vue comme une pratique de communication des sciences mais à une dimensions idéologiques et politiques qui démarque socialement le public qui la consomment. Cela peut être comparé au science populaire du point de vue de la diffusion et est opposé à l’éducation formelle.
Cette méthode offrirait au chercheur un espace de réflexion sur leur propre travail tout en informant le public. Pourtant, des recherches en Sic essaie de revaloriser la vulgarisation pour sa fonction sociétale et inventive en passant par la diffusion, la traduction ou encore la médiation des sciences. Ainsi, la vulgarisation peut influencer la manière dont la science est perçue.
La communication autour des sciences prend plusieurs formes et se développe à travers des enjeux sociétaux, environnementaux et politiques. Pour y répondre, des modalités sont souvent utilisées tel que exposer, débattre, publier, vulgariser et communiquer. Par ces actions, le public accède à des notions complexes, la communication dans la sphère scientifiques entre chercheurs s’enrichit, l’usage social de cette pratique se développe et la science est médiatisée à travers le journalisme.
Par l’analyse de “mise en public” la Sic à pu mettre en place des modèles théorique de communication scientifique pour les classer selon leur description.
Modèle du déficit
La base est construite autour d’une idée existante depuis le 19e siècle. La vulgarisation scientifique a pour but d’éduquer un public désintéressé, avec pour connaissances scientifiques, des informations pour améliorer la vie quotidienne ou adhérer à un groupe social. On peut se dire que ce public est opposé à la science car il manque d’informations. L’éducation est donc le moyen le plus simple pour faire adhérer le public à la science.
Ce modèle repose sur le fait que le public est peu informé quel que soit le sujet traité. Cela met donc le chercheurs en positions de meneur que ce soit pour le choix du sujet ou pour l’apport d’informations scientifiques menant à la reconnaissance de la science en temps qu'apprentissage.
Toujours dans le même modèle, une autre vision est apportée par la culture qui se retrouve en adéquation avec la science. Cette méthode valorise l’importance des connaissances minimale en science , que se soit des faits mais surtout, le fonctionnement de la recherche. C’est par cette idée que l’art et la science s'entremêlent.
Le texte présente deux modèles contemporains de communication scientifique. Le premier vise à élargir le débat public et à renforcer la confiance dans la science, en associant les citoyens aux discussions tout en laissant aux experts le contrôle des aspects techniques. Le second met l’accent sur la coproduction des savoirs et la participation active, en favorisant l’accès ouvert aux données et la valorisation de formes originales de restitution comme des récits ou des bandes dessinées. Ces approches reflètent une évolution vers l’engagement du public et la collaboration entre sciences et société.
La communication scientifique ne se limite plus à la vulgarisation mais s’inscrit dans des logiques de médiation et de visibilité, influencées par les médias et le numérique. Les dispositifs contemporains mêlent vulgarisation, politisation et médiatisation, comme le montrent les communications autour des rapports du GIEC, et traduisent l’évolution du champ scientifique, des politiques publiques et des attentes sociales tout en restant un espace où se négocient pouvoir, légitimité et perception de la science.
Résumé article Counterfactual :
Le texte examine le rôle déterminant du design moderne, façonné au XXᵉ siècle, dans la construction du monde contemporain, en particulier dans le “global northern”. Bien que le design ait amélioré la qualité de vie grâce à la production industrielle (confort domestique, sécurité, bien-être), il est aujourd’hui présenté comme complice d’un monde fragile et insoutenable. Cette situation résulte de son intégration profonde aux logiques capitalistes, notamment depuis les années 1920, lorsque le design s’est aligné sur les impératifs de rentabilité des entreprises. L’exemple emblématique est celui d’Alfred P. Sloan chez General Motors, qui a instauré les changements esthétiques annuels des voitures, posant les bases de l’obsolescence programmée.
Le texte critique le « dogme du progrès », illustré par l’idée largement partagée que le développement technologique mène nécessairement à un avenir meilleur (Winner). Cette croyance limite l’autocritique du design et encourage l’exploitation non éthique des ressources, héritée en partie des logiques coloniales. Le design se focalise sur l’objet plutôt que sur les systèmes invisibles, comme les infrastructures énergétiques, sans remettre en question leurs fondements.
Pour dépasser ces limites, l’essai propose une approche fondée sur les histoires contrefactuelles et la fiction spéculative. Inspirée d’auteurs comme Ursula K. Le Guin, Philip K. Dick ou Kim Stanley Robinson, cette méthode imagine des trajectoires alternatives (par exemple des mondes où certains événements historiques majeurs n’auraient pas eu lieu). En design, le contrefactuel permet de faire émerger des voix marginalisées et d’ouvrir de nouveaux imaginaires, capables de repenser radicalement les objets, les systèmes et les futurs possibles.
Contrairement à une vision du futur linéaire et unique, la spéculation permet d’imaginer des futures alternatives en élaborant des scénarios qui revisitent le passé. (utilisation de Et si… ) Ces récits contrefactuels remettent en question les choix historiques et les valeurs qui ont orienté le développement technologique et social. Par cela, on remet en question l’idée que ses choix étaient inévitables.
Plusieurs exemples de design spéculatif fondé sur le contrefactuel son cité, comme l’Iso-phone, qui imagine une autre évolution de la téléphonie privilégiant l’immersion et la concentration, ou A New Scottish Enlightenment, qui repose sur un résultat alternatif du référendum écossais de 1979 pour envisager une société énergétiquement indépendante.
Pour faire découvrir cette méthodologie, le texte propose trois étapes pour intégrer la fiction spéculative dans l’enseignement du design :
analyser historiquement un système et identifier les moments clés problématiques
construire une timeline alternative à partir d’un événement modifié
concevoir des objets, images ou récits qui incarnent les nouvelles valeurs/ idées issues de cette réalité alternative
Sur le plan pédagogique, la méthode proposée est particulièrement pertinente : elle oblige les étudiants à développer une compréhension historique approfondie et à identifier les structures de pouvoir. Le design devient alors un moyen de réflexion, de narration et de débat, plutôt qu’un simple outil de production.
Cependant, cette approche comporte aussi des limites. Plus le retour dans le temps est grand, plus le scénario devient complexe et fictionnel, ce qui peut affaiblir l’impact critique ou complexifié la maîtrise du projet. Cette tension est bien présente dans le texte montrant que la fiction spéculative à ces limites.
Le texte décrit la mise en pratique de la méthode des contrefactuels dans l’enseignement du design à l’École normale supérieure Paris-Saclay. Les étudiants créent des lignes temporelles alternatives pour explorer ce que l’histoire aurait pu devenir si d’autres valeurs ou choix avaient guidé le développement technologique ou social. Parmi les projets, certains imaginent l’évolution de l’automobile selon des logiques différentes de consommation, ou la conception de maisons intelligentes intégrant des technologies écologiques et locales.
Cette approche permet de questionner les trajectoires linéaires du progrès, de remettre en cause les récits dominants et d’inclure des perspectives et acteurs sous-représentés. Elle ouvre de nouvelles possibilités pour le futur, encourage l’innovation et enrichit la créativité en design, en montrant que des alternatives historiques auraient pu produire des systèmes et objets très différents de ceux que nous connaissons aujourd’hui.
Exemples de design social
Nour:
KITABA, Charlotte Attal
->Kitaba interroge plutôt les formes qui composent une écriture déjà existante afin d’en faire un véritable outil de création graphique.

ECOFAB, Fleur Morreau
-> Ecofab est un ensemble d'outils pédagogiques d’initiation à l’éco-design.

GRAINES LIBRE, Élisa Garzelli
-> Graines Libres a été initié après avoir visité des jardins partagés du centre-ville toulousain. Malgré le respect des associations gérants ces points de culture de supprimer les intrants chimiques et d’aller vers une culture la plus propre possible, le choix des graines passe au travers du règlement.

Anjara :
ICI et LÀ‑BAS — Bureau d’Intervention Graphique
Le projet rassemble les habitants pour raconter leurs souvenirs de la ville à travers des ateliers créatifs. Il aide à créer du lien social et à valoriser les histoires personnelles.

Columbarium & Jardin du souvenir — Martial Marquet Studio, Jenna Kaës & Atelier Renan Rousselot
C’est un columbarium intégré à un jardin de recueillement paysager conçu dans le cimetière de la Chartreuse à Bordeaux. Le projet mêle nature et architecture pour créer un espace de mémoire apaisant et partagé.

Médiathèque et Tiers‑lieux en terre — Bazouges‑la‑Pérouse
Une médiathèque en terre est construite avec la participation des habitants, en utilisant des matériaux locaux. Le lieu sert à la fois d’espace culturel et de rencontre pour la communauté.

Ludivine :
J’habite ici à LANGRES
travaille d’identité de la ville , collaboration avec des classe de primaire et collège (système de vote), observer et documenter sa ville, faire porter la voix des enfants et leur vision de la ville
Herbier teinté
valoriser le territoire, teinture naturelle, geste du quotidien lié au soin, composition collectif (un drapeau mélangeant toute les création), participation des enfants à toutes les étapes
+365L
prendre conscience de notre confort lié à l’eau, permettre de changer le geste du quotidien, utile pour tous (on se sent tout responsable), combattre le gâchis d’eau
Ateliers mise en commun
Ludivine
1/
2/ Pourquoi pas un bingo par groupe ? pour éviter de s'éparpiller
sujet peut être trop niche -> fleur, legume
3/ Joue sur les stéréotypes = se questionner sur les métiers
Nour
1/ Donne de l'importance au fait qu'un problème/ une situation gênante peut venir du médiateur mais aussi du citoyen. Le fait de piocher et donc de faire des roleplay aléatoirement rend la situation spontané
Mettre dans l'inconfort est important pour se préparer aux évantuels situations
Permet de travailler l'improvisation
Mettre les émotions rajoute de l'empathie et permet de se rapporcher d'une personne qui a la même émotion
Anjara
1/ créer des rapprochements -> discussion
pose le thème -> constat
question : est ce que vous comprenez votre métier ? pouvez vous le définir ?
Combien de tampons pour le nombre de personnes -> pas assez de personnes qui piochent le meme tampon = pas de discussions
2/synthétiser les informations
se cultiver de manière ludique -> créer du lien
taille des trous plus ou moins gros -> difficulté progressive
Documenter sa pratique
ANJARA 1 :Retrace la discussion -> système de post it pour expliquer le pour et le contre
Organiser la connaissance
bingo -> question
logo pour repérer les gens plutôt que les questions sur les badges



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